AVEC LE VENT

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Auteur compositeur interprète :

Edutilos

 
  Bon augure
  Esquisse

  Esquisse (version 2)
  La farandole
  Les corbeaux
  Le Finistère
  Rêve de paille
  La plage aux amoureux
 
  Texte

La farandole

Quand le grand cyclone arrive,
Que les regards se noient,
Que le fruit tel une ogive
Eclate au feu du bois,
Les dogmes lâchent les fauves, brandissent camisoles,
Le soleil se couche, éteint, adieu la farandole.
Exclu jusqu’à perdre haleine,
L’inadapté farouche
Massacrera dans la peine
Celui que rien ne touche.
Les fous guerroient tant et tant que naissent nécropoles.
Le soleil se couche, éteint, adieu la farandole.
-
Refrain
-
Quand le grand cyclone arrive,
Que les chiens et les chats
Oublient leurs querelles vives
Et qu’ils sonnent le glas,
Les loups au pelage fauve fondent en meutes folles,
Le soleil se couche, éteint, adieu la farandole.
Bave aux crocs, griffes en peine,
Tigres feulent, farouches,
Et déchirent à l’ancienne
Tous ceux que rien ne couche.
Les oubliés, les perdus, les dingues qui désolent,
Assisteront au déclin des grandes mégapoles.
-
Refrain
-
Quand le grand cyclone arrive,
Que violence nettoie,
Que ceux qui prêchent dérives
Avilissent bon droit,
Les infortunés se sauvent, abandonnent l’obole,
Le soleil se couche, éteint, adieu la farandole.
Exclus jusqu’à perdre haleine,
Tirailleur d’escarmouche,
Esclave de la gangrène,
Basse et sociale couche,
Les insoumis et les pauvres errent en meutes folles,
Le soleil se couche, éteint, adieu la farandole.
-
Refrain

Allez mon Amour, dansons
Jusqu’au bout de notre vie.
Allez mon Amour, dansons
Jusqu’au bout de notre nuit.

-

 

 

Les corbeaux

Passeront toujours les corbeaux
A cinq heures le matin,
Nichés en forêt de banlieue
Ils s'en viennent en ville,
Dévorer leur comptant
D'ordures dans les décharges
Des hommes et des femmes
N'ayant pas épandu suffisamment d'amour.
-
Heureux dans mes vergers d'enfant,
Je bois le chant du merle
Qui joue au printemps les ténors
Pour courtiser le ciel,
Puis s'envole soudain,
Ivre de vocalises,
Dans la course du vent,
Insouciante genèse, apanage du temps.
-
Plus grand je choisis mes couleurs
Entre gouache et pastel,
Exprime le désir d'aimer
Et de l'être en retour,
De découvrir ce grand monde,
Ivre de paysages,
Curieux de vous connaître,
Sans craindre l'avenir, sans peur du lendemain.
-
Plus vieux, je signe des contrats,
Remplis des années vides,
Oublie de voir tous les enfants
Dessiner sur les murs,
L'orient de leurs pensées,
L'occident de leurs désirs,
La force dans leurs poèmes,
Toute l'incertitude accompagnant leurs jeux.
-
Passeront toujours les corbeaux
A cinq heures le matin,
Nichés en forêt de banlieue
Ils s'en viennent en ville,
Dévorer leur comptant
D'ordures dans les décharges

Des hommes et des femmes
N'ayant pas épandu suffisamment d'amour.

 

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