Extrait du recueil
Bien gratifiant
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Bien qu'en accord avec l'essentialité de l'art pour le mieux être comme pour le pire, au même titre que l'air que je respire est indispensable à ma santé physique et mentale s'il n'est pas trop
azoté, je vous offre ceci :
La quête d'autre chose qu'une convalescence évidemment bénéfique par la thérapie de l'art dépasse l'entendement de celui ou de celle qui en soutient la thèse lorsque l'enjeu existentialiste déjà
au bien-être aspire légitimement à quelque chose d'autrement gratifiant.
Tu bailles, tu es la porte que j'ai choisie
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Tu bailles ici sur un chemin d’histoire, celui des muletiers ! Charpentée que tu es, d’essence sylvestre et de palette fardée. Tu t’appuies au sol rocheux puis quand je
sollicite ton ouverture, tu pleures de ton pied vermoulu, usé, qui râpe sur le granit et la châtaigne, comme une vague écume son service au roc infatigable. Tu t’agrippes maladroitement au pieu
qui te sert de chambranle par le gris cordage effiloché du pécheur et par ce fil de fer martyrisant ta veine tout au long de l’échine. Aujourd’hui plus que jamais, tu honores de ta silhouette
accueillante le chemin dont tu es la gardienne. Tu restes la plus belle à mes yeux puisque je t’ai choisie bien plus que les majestueuses de ce monde ! De la citadelle, de la forteresse, de
Saint-Denis, de Saint-Martin, ou bien encore secrète, d’entrée ou de sortie, de service, de secours ou bien de cathédrale ! Je t’aime aux couleurs des campagnes, moi qui suis de la ville et
je devine, sur le chemin que tu m’offres, mon oxygène pour demain ! Tu es la porte que j'ai choisie !
Ce n’est pas le temps d’amour
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Ce n’est pas le temps qui passe et dégrade mes vertus, mes principes, mon ego, mes fantasmes, mais bien moi qui glisse sur lui comme un toboggan s’amuse d’un enfant. Les couleurs pastels
passeront-elles avant que mon regard n’en use ? Le soleil se couche t-il en emportant les pigments colorés de mon extravagance ? Mon regard porté sur la valeur marchande que représente une genèse
insouciante, apanage du temps, pèse t-il, de son vieil âge réfléchi, un quart d’once d’espérance de longévité supplémentaire, et accordée par qui ?… pourquoi ?
Bien sûr j’entends déjà les voix du mécontentement, du désaccord, de la censure. Si le tourment est synonyme de longévité, il n’en va pas moins que mon amour s’accommode également fort bien de
toute une éternité. Quant à mes points noirs, mes furoncles ancestraux, ma mauvaise humeur fossilisée, mes rides, mes fractures de l’écorce terrestre, mes disques lombaires inexistants,
fossilisés eux aussi, mon anachronisme radoteur décousant le sens de sa propre raison…(extrait)
Cette vieille dame la bouteille
(Patrimonio est un village situé au pied du Cap Corse, sur la route des vins)
Cette bouteille de Patrimonio, millésimée, divine en apparence et prometteuse de volutes m'enveloppant déjà, me fut apportée sur une table de jardin planté de bois exotiques et voluptueux des
senteurs mauresques… La serveuse ?... Une jeune femme ondulante à souhait vers le sensuel exotisme. Son galbe m’offrit un bonheur de frisson lorsque mes doigts effleurèrent ces courbes
enjôleuses.
Des gouttelettes perlaient à la saison torride sur ce caractère étonnement voluptueux. Son corps, peut-être négocié dans les plus beaux palais, mais aussi son espoir d’être un jour goûtée par une
bouche experte, ivre de sa beauté, attendaient avec une infinie patience. Elle fut ouverte à mes naseaux entre des cuisses chaudes et l'on me proposa de la goûter avant d'abuser d'elle sans
aucune modération.
Pourtant détrompez-vous car si mes yeux rêveurs de sur la jeune femme, cherchaient un peu d’ivresse en guise d’aventure, mes pensées n’en allaient pas moins pour la vieille dame.
Imaginez-vous votre interlocuteur
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Imaginez-vous argumenter avec des propos aussi loin d'être convaincants que proportionnels à l'entendement de celui qui va les recevoir.... que va penser votre interlocuteur ?...
Extrait du recueil
Entelekheia - Pascal Regnaudin
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