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Atelier écriture - Extrait de l'histoire audio


Elle avait un regard songeur, cherchant refuge dans les volutes bleues de la fumée des cigarettes se consumant à outrance dans le P’tit Bistrot. Un homme, au comptoir, buvait sa bière en la fixant, comme à l’habitude devant l’étrangeté, parce qu’elle faisait partie de ces êtres que l’on observe tout en devinant pourquoi ils vous attirent. Trois hommes discutaient fort d’histoires sans queue ni tête et je sentis, en elle, monter une lassitude qu’elle avala avec le reste de sa bière. Face à ce regard troublé, je pâlis pour la première fois en prenant de plein fouet cette envie farouche et sanglante qu’elle eut de massacrer tout autour d’elle : c’était dans la chair vive que le fauve monstrueux plantait ses griffes acérées, déchirant à coup de crocs les visages aux regards effarés, alors que, comme si de rien était, elle se dirigeait déjà vers la sortie du bar, en saluant d’une main distraite, les gens d’ici, les gens d’ailleurs. Je la suivis comme son ombre, tandis qu’autour de tout ce monde planait encore sa pensée. Dehors, la pluie ne fit que semblant de lui rafraîchir les idées car les effluves alcoolisés créaient un grand dialogue entre le triste décor de la ruelle emplie de lueurs crépusculaires et de solitude, et le soleil d’espérance et de feu qui animait les visions nocturnes de cette Etrange Dame. Parfois, elle s’arrêtait pour contempler les milliers de gouttelettes qui, sous la lueur des réverbères, se transformaient en pluie d’étoiles qu’elle quittait pour survoler, à la vitesse de la lumière, un passé empreint d’ardentes passions, de couleurs sublimes, d’échos mystérieux, de puissants tumultes, de parfums d’écume, d’hommes- lions, de voûtes de brume, de spectres monstrueux, d’escaliers plongeant dans les entrailles de la terre, éclairés par de pâles flambeaux ; elle me surprit en pensant tout haut :
-J’ai des lumières possibles, tous les délices de l’invisible !
La nuit, espace où tout est calme et reposé, semblait la faire vibrer d’une étincelle hallucinée. Derrière elle, l’avenue se noyait dans un voile automnal et nocturne ; devant elle se dessinait un parc pour enfants, parfumé de senteurs joyeuses et virevoltantes où elle décida, comme je présumai qu’elle y était accoutumée, d’une pause avant de rentrer chez elle. La pluie ne tombait presque plus de la voûte céleste. Tout autour, elle entendait encore les grosses gouttes rebondir lourdement sur les feuilles vernies. C’était un bruit qui soulignait le silence et le rendait plus profond. Son acuité auditive lui permit d’entendre un battement d’ailes venu de l’infiniment grand, alors que, songeur, je me surpris à contempler ce visage radieux, cette étoile lumineuse perdue dans l’univers ; je découvris enfin, lorsque sa main dégagea ses longs cheveux noirs vers l’arrière, un front de caractère et des yeux en amandes cherchant, avec la curiosité de ceux d’un enfant, à voir surgir l’espoir en début de soirée. Sa bouche, amorçant un sourire, était toute de grâce lorsque vint se poser près du banc, à ses pieds, une tourterelle, heureuse apparemment de se retrouver là. Cet animal la regarda d’un œil suspicieux puis, rassuré par la présence aimable de Liza, c’est ainsi que je la nommais, roucoula un moment comme pour dire : le parc est à moi et j’ai toute la nuit pour trouver à picorer, si par bonheur quelque chat du quartier ne vient, par trop, rôder sur son terrain de chasse.
Malgré la beauté expressive émanant du visage de Liza, je ressentais, puisque son cœur était grand ouvert, une blessure profonde, la fatigue qui s’imposait à ce corps de quarante ans, alors que dans son livre de vie, elle avait tant de mal et de peur à découvrir une autre histoire, et à l’écrire évidemment. Je m’apprêtais à scruter un passé forcément riche d’expériences vécues, lorsqu’elle me surprit de nouveau en pensant tout haut ; décidément, cette femme avait attrapé la maladie des poètes, toujours en proie, et notamment la nuit, à des images colorées se déversant par flots continus dans cet esprit ouvert et ce malgré sa peine :

Derrière elle, le parc pour enfants se noyait dans un voile automnal et nocturne, devant elle se dessinait le chemin de la vie avec ses joies et ses peines, ses couleurs et ses parfums. Bien qu’habitué à voir en peine les grands sentiments humains, j’eus envie, avec elle, de cheminer main dans la main.


Atelier écriture - Extrait de l'histoire audio Parfums d'existence - réalisé avec des adultes - Pascal Regnaudin

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Atelier écriture - Extrait de l'histoire


Mon travail d’archiviste mêle très occasionnellement les faits anecdotiques issus de sources d’informations telles que la radiophonie ou Internet et ceux qui me touchent plus personnellement, comme cette étrange aventure que nous raconte, un vendredi soir, notre amie Françoise … Voici donc cette histoire !...
Françoise et son mari, Christian, roulent depuis environ une demi-heure sur une petite départementale du sud de la Bretagne. Le plaisir de sentir les parfums de la terre natale suscite en eux les souvenirs d’une enfance merveilleuse. Sous l’impulsion de Christian, le couple décide d’abandonner sa voiture au carrefour d’une clairière et de continuer à pied.
Je me rappelle que Françoise ouvre  une parenthèse à ce sujet, et nous dit :
-Quand l’occasion se présente à nous de quitter la capitale pour décompresser un peu, on retourne toujours du coté de Saint-Gildas-des-bois !... Pour le bonheur de… retrouver les nôtres !... Pour les souvenirs !... Pour le calme et tout ça !...
Donc, en tenant le bras de Françoise, Christian marche, rêveur… La route l’a fatigué. Les propos de sa femme, qui regorgent d’anecdotes, lui paraissent lointains. Il se laisse guider ainsi en marmonnant quelques réponses évasives, le regard perdu dans le décor grandiose d’une forêt millénaire.
A ce moment là, Françoise secoue son mari pour le sortir de son rêve éveillé, et, comme-ci elle y était encore, sursaute sur notre canapé en murmurant :
-Christian !... Christian !...
Un homme vient de les croiser, surpris apparemment de leur accoutrement et affublé, quant à lui, d'une large chemise de coton recouvert par une sorte de poncho. Il porte une grande panière sur le dos d'où dépassent des branches d'osier, des chiffons et d'autres choses qui leur semblent inconnues...(extrait)


Atelier écriture - Extrait de l'histoire La contrée - réalisé avec des adultes - Pascal Regnaudin

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Extrait du catalogue de prestations réalisées entre 2003 et 2005


Exposition contes de l’an 2000 au pays de la grande Europe (Contes pour enfants)

Trois contes illustrés sont proposés pour cette exposition : Emilie et le magicien, Fanny et le Père Noël ainsi que le Maître de musique. Le travail comporte dix-sept encadrements au format A4 mettant en valeur des morceaux de textes choisis, ainsi que dix-sept encadrements au format A3, contenant des illustrations réalisées à l’encre de chine couleur. Un CD audio a été gravé pour les deux premiers contes. Une réalisation artisanale est disponible pour le public et se présente sous la forme d’un livre format A5 contenant les textes, les illustrations et le CD audio des deux premiers contes. Possibilité de prestation avec écoute du CD (sonorisation fournie par mes soins), sur un accompagnement, en direct, à la guitare classique, suivi d’une discussion avec les enfants et d’une explication de la méthode et des techniques de notre travail.

Écrivain : Philippe Chardavoine
Illustrateur : Pascal Regnaudin
Récitante : Genevieve Twyffels

Femme Fée (Exposition, livre, CD, spectacle)

Cette collection comporte dans son ensemble, l’exposition avec 10 encadrés d’extraits de poèmes au format 30x40 et 10 encadrés de portraits au format 24x30, en rapport avec les poèmes, un livret contenant l’intégralité des textes, c'est-à-dire 30 poèmes en prose ou en vers, œuvre déposée à la SGDL, et dédicacée par monsieur Jacques Salomé, un CD enregistré avec un récitant, deux récitantes et un musicien compositeur, (œuvre complète déposée à la SACEM et la SGDL), une affiche, un logo représentant...(extrait)

Animation / chanson a texte / guitare classique

Tous ces mots terribles (François Beranger)
Message personnel (Michel Berger)
Signe (Eric Clapton)
La prière (Francis James)
Comme un arbre (Maxime le Forestier)
La princesse et le croque note (Georges Brassens)
Stairway to heaven (Led Zeppelin)
Mistral gagnant (Renaud Sechan)
Les passantes (Antoine Pol)
Combien ça coûte (François Beranger)...(extrait)

Atelier carte postale

La finalité de cet atelier est de réaliser une collection de cartes postales présentées dans un emballage prévu à cet effet. La fabrication du nombre d’exemplaires souhaités est en rapport avec l’importance plus ou moins grande du groupe de travail formé et du nombre d’exemplaires dédiés à chacun des participants et des organisateurs. Chaque membre du groupe réalise plusieurs cartes dont au moins une d’entre elles est retenue pour la collection. Seize heures sont conseillées pour réaliser un jeu de vingt-cinq cartes. Répartition du travail sur une période de quinze jours à un mois.

Sont abordés dans ce projet :

-Une présentation des techniques et des outils à disposition.
-Des exercices pratiques favorisant un apprentissage ludique.
-Une concertation quant aux thèmes à exploiter, au choix du format d’impression et de l’esthétique de l’emballage.
-Une découverte de la collection des images existantes ouvrant un nouvel horizon sur l’expression de chacun.

Les techniques utilisées sont les suivantes :

-Crayon noir sec ou gras.
-Crayon de couleur (standard, pastel gras, aquarelle).
-Encre de chine noire et couleur.
-Acrylique.
-Gouache.
-Découpage et montage collé.
-Composition de textes calligraphiés.

La collection est réalisée, dans son esthétique générale, sur une station informatique : scanner, logiciel de retouches d’images, imprimante.

En fin de parcours, chacun récupère ses originaux plus un exemplaire de la collection imprimée. L’ensemble de cette collection est archivée sur CD avec en bonus : les esquisses, les ratés, les anecdotes, les impressions écrites de chacun… ce CD est la propriété de la structure organisatrice avec la possibilité pour elle d’en effectuer l’exploitation.

Atelier herbier

Une sortie en forêt est prévue avec la participation d’un guide qualifié puisqu’il s’agit d’un professeur de biologie botanique accompagné par quelques-uns de ses élèves. Le groupe a prévu une sortie en sous-bois afin de ramasser puis de répertorier les feuilles des espèces communes à la région. La cueillette s’étend sur une bonne partie de l’après-midi avec moult questionnements de la part des néophytes et explications de la part des scientifiques présents. Les organisateurs de ce projet ayant décidé de concrétiser un herbier, il ne reste plus qu’à organiser, autour de cette expédition fort intéressante, une série de rencontres afin de réaliser un travail digne de représenter nos écosystèmes.

Fabrication

Les diverses parties de la création et de la réalisation :

-Séchage des feuilles dans un bottin : 1 semaine
-Sélection des feuilles à reproduire : reproduction au crayon puis à l’encre de chine pour réaliser les schémas / reproduction au crayon puis à l’encre de chine couleur pour réaliser les illustrations.
-Réalisation d’une page avec enluminures afin d’incorporer du texte.
-Réalisation d’une feuille abstraite avec du pastel gras : motif de couverture de l’herbier.
-Concertation pour la fabrication de l’herbier : intercalaires divers de classeur au format A4. (Pochette transparentes plastique, feuilles blanches à fort grammage, carton de 1 & 4 de couverture…anneaux, ficelle, raphia, pinces et baguettes pour solidariser le tout etc.).
-Sélection des photographies.
-Reconnaissance des feuilles et marquage de celles-ci.
-Concertation sur les commentaires et les annotations scientifiques.
-Réalisation de l’herbier virtuel contenant tous les éléments : essais, croquis, fiches techniques etc. (informatique).
-Réalisation personnelle de chaque herbier.


Extrait du catalogue de prestations - réalisé entre 2003 et 2005 - Pascal Regnaudin

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